Douleur aux hanches : comprendre, prévenir et soulager efficacement
- Grégory Sédat

- 30 sept. 2025
- 9 min de lecture
La douleur aux hanches représente un motif de consultation fréquent en médecine générale, en rhumatologie comme en orthopédie. Articulation fondamentale dans la locomotion humaine, la hanche supporte des charges importantes et permet des mouvements complexes. Lorsqu’elle devient douloureuse, c’est souvent le signe d’une pathologie sous-jacente, qu’elle soit mécanique, inflammatoire, dégénérative, ou parfois même neurologique.
Cette douleur, qui peut être localisée à l’aine, au pli inguinal, à la face latérale ou postérieure de la hanche, nécessite une évaluation clinique rigoureuse. Le diagnostic étiologique repose sur une démarche méthodique : compréhension de l’anatomie de l’articulation coxo‑fémorale, analyse des symptômes, imagerie ciblée et examens complémentaires. Identifier la cause exacte est essentiel pour choisir une prise en charge adaptée.
Les options thérapeutiques sont nombreuses, allant des mesures conservatrices (rééducation, antalgiques, physiothérapie) aux traitements mini‑invasifs (infiltrations, PRP, arthroscopie) jusqu’à la chirurgie prothétique dans les cas les plus avancés. Le choix du traitement dépend du diagnostic précis, du stade évolutif de la lésion, des attentes du patient et de son profil médical global.
Cet article propose une revue détaillée et structurée des causes, méthodes diagnostiques, et options thérapeutiques actuelles de la douleur aux hanches, en s’appuyant sur les données médicales les plus récentes. Une approche rigoureuse, fondée sur des preuves, pour aider les praticiens à orienter efficacement leur prise en charge, et les patients à mieux comprendre les enjeux de leur douleur.
1. Douleur aux hanches : anatomie, causes et mécanisme
La douleur aux hanches est un symptôme fréquent qui peut traduire une variété d’affections, allant de troubles musculosquelettiques bénins à des pathologies plus graves. Pour traiter correctement la douleur, il est essentiel de comprendre l’anatomie de l’articulation de la hanche, les structures susceptibles d’être affectées et les mécanismes physiopathologiques sous‑jacents.
L’articulation de la hanche est une articulation coxo‑fémorale, de type énarthrose (ou sphérique), où la tête fémorale s’inscrit dans la cavité acétabulaire du bassin, entourée de cartilage articulaire, d’un labrum qui améliore la congruence, d’une capsule articulaire, de ligaments (ilio‑fémoral, pubo‑fémoral, ischio‑fémoral) et d’un système musculaire puissant (fessiers, psoas, adducteurs, ischio‑jambiers). Entre ces structures circulent le liquide synovial pour lubrifier l’articulation.
La douleur aux hanches peut provenir de l’usure du cartilage (arthrose), de conflits osseux (par exemple syndrome de conflit fémoro‑acétabulaire), de lésions du labrum, de tendinopathies (glutéales, psoas), de bursites trochantériennes, ou encore de causes extra‑articulaires comme des radiculopathies lombaires (sciatique, cruralgie), des pathologies de la hanche (nécrose aseptique de la tête fémorale, ostéonécrose) ou des maladies inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante). Une cause fréquente est la surcharge mécanique, l’atteinte dégénérative ou le traumatisme répétitif.
Le mécanisme de la douleur implique généralement une irritation des terminaisons nerveuses périarticulaires (nerfs sensitifs dans la capsule, les ligaments, la bourse), l’inflammation locale (libération de médiateurs pro‑inflammatoires), des microtraumatismes du cartilage, et parfois l’instabilité articulaire. Lorsque la hanche est rigide ou mal alignée, la répartition des forces est modifiée, entraînant des tensions inégales et des zones de surpression.
Enfin, il faut tenir compte de facteurs de risque, tels que l’âge (arthrose plus fréquente après 50‑60 ans), le surpoids, l’hyperactivité ou au contraire le défaut d’exercice, les antécédents traumatiques, les malformations (dysplasie de hanche), et les pathologies métaboliques (ostéoporose, corticoïdes). Une évaluation clinique, radiologique (radiographie, IRM, scanner) et parfois un diagnostic différentiel (rechercher une source lombaire, une pathologie de genou) est indispensable pour poser le bon diagnostic et adapter le traitement.
2. Douleur aux hanches : diagnostic clinique et examens complémentaires
Le diagnostic de douleur aux hanches repose d’abord sur une bonne anamnèse et un examen clinique structuré, suivi des examens complémentaires pertinents pour caractériser la cause et la gravité du problème.
Lors de l’anamnèse, il faut interroger le patient sur la localisation de la douleur (antérieure, latérale, postérieure), les irradiations (vers la cuisse, le genou, la région lombaire), la durée, la nature (mécanique, inflammatoire, nocturne), les facteurs aggravants ou soulageants (marche, repos, position assise, montée/descente d’escaliers), les antécédents (traumatismes, interventions chirurgicales, maladies rhumatologiques), les signes associés (raideur, blocage, boiterie, crépitations, bruits articulaires). Il est aussi important de chercher des signes de pathologies extra‑articulaires (problèmes lombaires, hernie discale, atteinte du genou) ou des red flags (fièvre, perte de poids, antécédents de cancer, fractures).
À l’examen clinique, on réalise l’inspection (symétrie, amyotrophie, boiterie), la palpation (zones de la face latérale de la hanche, trochanter, bourses), les mobilités actives et passives (flexion, extension, rotation interne/externe, abduction/adduction), ainsi que des tests spécifiques (test de la rotation interne en flexion — douleur à l’intérieur peut évoquer un conflit fémoro‑acétabulaire, test de l’arc de rotation, test de l’extension en position couchée). On complète par un examen neurologique (réflexes, sensibilité, forces musculaires) pour éliminer une origine radiculaire.
Sur le plan des examens complémentaires :
La radiographie standard (face et profil de la hanche, vues en abduction) permet de visualiser l’usure articulaire, les espacements, les ostéophytes, la morphologie osseuse (dysplasie, coxa vara, coxa valga).
Le scintigraphie osseuse peut aider à détecter une nécrose débutante ou une fracture de fatigue.
L’IRM est très utile pour étudier les parties molles (labrum, cartilage, tendons, bourses), l’os sous‑chondral, et détecter des lésions précoces.
Le scanner avec reconstruction 3D est souvent utilisé pour évaluer la géométrie osseuse en cas de conflit osseux.
D’autres examens (analyses sanguines inflammatoires, marqueurs osseux, bilan immunologique) peuvent être indiqués en cas de suspicion de maladie inflammatoire systémique.
Le but est de poser un diagnostic précis de la cause de la douleur aux hanches, d’évaluer la gravité et l’évolution possible, et d’exclure des pathologies urgentes. Un diagnostic différentiel rigoureux est essentiel pour ne pas méconnaître une origine lombaire ou une pathologie générale.
3. Douleur aux hanches : méthodes non invasives de traitement
Lorsque la douleur aux hanches est d’intensité modérée ou chronique, et que la structure osseuse n’est pas gravement compromise, les méthodes non invasives constituent souvent la première ligne de traitement. Elles visent à soulager la douleur, améliorer la mobilité, renforcer la musculature et ralentir la progression éventuelle de la pathologie.
3.1 Mesures générales et hygiène de vie
Repos relatif et adaptation des activités : éviter les mouvements ou positions déclencheuses (longues marches, escaliers, positions accroupies).
Contrôle du poids : chaque kilogramme en moins réduit la charge sur l’articulation de la hanche, diminuant les contraintes mécaniques.
Amélioration de la posture et de la mécanique de la marche : correction de la démarche, chaussures adaptées, semelles orthopédiques si nécessaire.
Exercice physique modéré : la mobilisation douce et régulière favorise la nutrition du cartilage et empêche la raideur.
3.2 Physiothérapie et rééducation
Un physiothérapeute spécialisé pourra proposer un programme individualisé comprenant :
des exercices d’amplitude articulaire (mobilisations passives et actives),
des étirements ciblés (psoas, adducteurs, fessiers),
le renforcement musculaire (muscles abducteurs de hanche, stabilisateurs du bassin, muscles profonds du tronc)
des techniques manuelles (mobilisation articulaire douce, thérapie manuelle, relâchement myofascial)
l’utilisation de modalités physiques (ultrasons, électrothérapie, ondes de choc localisées, laser) pour favoriser la réparation tissulaire et réduire l’inflammation.
3.3 Analgésie et lutte contre l’inflammation
Dans certains cas, la douleur aux hanches nécessite un soutien médicamenteux (sous contrôle médical) :
Analgésiques simples (paracétamol) pour le soulagement léger à modéré.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour contrôler l’inflammation locale (si absence de contre-indications digestives, rénales ou cardiovasculaires).
Corticothérapie locale : une infiltration intra‑articulaire de corticostéroïdes peut être envisagée dans les cas d’arthrite ou de poussée inflammatoire localisée, après exclusion des infections, pour un effet anti-inflammatoire puissant et direct. Cette technique est à utiliser avec discernement et dans le cadre d’un suivi médical strict.
3.4 Aides externes et orthèses
Orthèses et ceintures pelviennes : une ceinture de hanche ou un bandage élastique peut stabiliser la région pelvienne, limiter les contraintes excessives et donner un soutien passif.
Béquilles ou canne : en phase aiguë, la réduction de la charge sur la hanche par un appui aidé peut soulager la douleur et favoriser la cicatrisation ou la récupération.
3.5 Physiothérapie assistée par technologie
Des techniques plus modernes peuvent compléter la prise en charge :
Thérapie par ondes de choc extracorporelles ciblant la zone douloureuse pour stimuler la réparation tissulaire et diminuer la douleur chronique.
Laser à haute puissance pour favoriser la cicatrisation, réduire l’inflammation et la douleur.
Stimulation électrique neuromusculaire (NMES) pour renforcer les muscles péri‑articulaires sans charge mécanique excessive.
Ultrasons et radiofréquence pulsée pour modulation de la douleur et action thermique thérapeutique.
4. Douleur aux hanches : interventions mini‑invasives et injections spécifiques
Lorsque les méthodes conservatrices ne suffisent pas ou que la pathologie est plus avancée, des méthodes plus ciblées, mais toujours moins invasives que la chirurgie, peuvent être envisagées pour traiter la douleur aux hanches avec efficacité.
4.1 Injections ciblées dans les structures périarticulaires
Infiltration de corticoïdes dans la bourse trochantérienne : en cas de bursite, injecter un corticostéroïde local peut réduire l’inflammation et la douleur.
Infiltration dans le tendon glutéal : dans les tendinopathies glutéales latérales, une injection locale peut être proposée.
Infiltration de PRP (plasma riche en plaquettes) ou cellules régénératives : dans certaines pathologies dégénératives ou tendineuses, on peut tenter de stimuler la réparation cellulaire locale par injection de facteurs de croissance (PRP, plasma autologue) afin de favoriser la cicatrisation, réduire la douleur et ralentir la dégradation tissulaire.
4.2 Synoviorthèse et viscosupplémentation
Viscosupplémentation : l’injection d’agents viscoélastiques (acide hyaluronique) dans l’articulation de la hanche peut améliorer la lubrification, amortir les chocs et diminuer la friction, soulageant la douleur aux hanches, notamment dans les arthroses modérées.
Synoviorthèse chimique ou radiologique : procédés qui visent à modifier la membrane synoviale (dans les cas d’hypertrophie ou d’inflammation persistante) en injectant un produit chimique ou radioactif, afin de contrôler la production synoviale irritative.
4.3 Ablation des nerfs sensitifs (neurolyse percutanée)
Dans certains cas de douleur aux hanches rebelle, on peut envisager des techniques de modulation nerveuse :
Radiofréquence pulsée ou thermocoagulation : on cible les branches nerveuses articulaires de la hanche (nerf obturateur, nerf glutéal supérieur/inferieur) pour interrompre temporairement ou partiellement la transmission de la douleur.
Injections neurolytiques : rarement utilisées, mais dans des cas sélectionnés et sous contrôle (ex. alcool ou phénol injecté autour des nerfs), lorsque les douleurs sont intenses et rebelles.
4.4 Arthroscopie de la hanche
Dans certaines pathologies intra‑articulaires précises (lésion du labrum, conflit fémoro‑acétabulaire, ostéochondrites localisées), une arthroscopie de la hanche peut être réalisée, permettant une intervention peu invasive pour réparer, retirer ou régulariser les lésions, avec un minimum de traumatisme tissulaire. Cette technique offre une alternative intermédiaire avant la chirurgie ouverte, mais elle reste une intervention et doit être décidée en fonction du bilan radiologique et de l’échec des traitements conservateurs.
5. Douleur aux hanches : chirurgie et solutions prothétiques
Quand la douleur aux hanches est sévère, persistante malgré les thérapies conservatrices, et que les lésions articulaires sont avancées, la chirurgie constitue une option thérapeutique majeure, parfois inévitable pour restaurer la fonction et la qualité de vie.
5.1 Ostéotomie correctrice
Dans des cas de malformations osseuses (dysplasie de hanche, coxa vara, coxa valga, conflit osseux sévère), une ostéotomie pelvienne ou fémorale de réalignement peut être envisagée. Cette intervention corrige l’alignement, redistribue les contraintes articulaires, ralentit l’usure cartilagineuse et peut soulager la douleur aux hanches sans recourir à une prothèse. L’ostéotomie exige une planification rigoureuse, la reconstruction 3D et un suivi postopératoire prolongé.
5.2 Prothèse totale de hanche (PTH)
La prothèse totale de hanche est l’option de référence pour les cas d’arthrose avancée, de nécrose étendue de la tête fémorale ou de déformation articulaire irréversible. Elle consiste à remplacer la tête fémorale et l’acétabulum par des implants biocompatibles (souvent métal‑céramique ou céramique‑polyéthylène). La PTH permet de supprimer la douleur aux hanches, de restaurer l’amplitude articulaire et la fonction. Le choix de l’implant, la technique chirurgicale (voie antérieure, postérieure, à faible traumatisme) et la rééducation postopératoire sont des éléments déterminants pour le succès.
5.3 Prothèse partielle ou hémiprothèse
Dans certains cas, notamment après fracture de la tête fémorale isolée, une hémiprothèse (remplacement partiel) peut être envisagée. Toutefois, cette option est moins fréquemment utilisée pour les douleurs chroniques non traumatiques.
5.4 Remplacement de composantes ou interventions de révision
Chez les porteurs de prothèses existantes qui présentent une douleur persistante, des interventions de révision prothétique peuvent être nécessaires (changement d’implant, ajustement, traitement des complications comme le descellement ou l’ostéolyse). Une réintervention bien planifiée peut corriger les causes de la douleur aux hanches résiduelle ou secondaire.
Après la chirurgie, une rééducation intensive et progressive est impérative pour restaurer la mobilité, la force musculaire et garantir la stabilité articulaire.
6. Douleur aux hanches : prévention, suivi et pronostic
La prise en charge de la douleur aux hanches ne s’arrête pas au traitement initial : une stratégie de prévention, un suivi régulier et une évaluation du pronostic sont essentiels pour optimiser les résultats à long terme.
6.1 Prévention primaire et secondaire
Adopter une activité physique régulière non traumatique (natation, marche sur terrain plat, vélo) pour maintenir la mobilité, lubrifier l’articulation et promouvoir la vascularisation des tissus.
Maintenir un poids corporel optimal pour limiter les contraintes mécaniques sur les hanches.
Corriger les déséquilibres musculaires ou posturaux (par exemple jambes de longueur inégale, faiblesse musculaire) avant qu’ils ne déclenchent des douleurs.
Éviter les gestes répétitifs ou traumatiques sans renforcement musculaire préalable.
6.2 Suivi clinique et imagerie
Après la mise en place d’un traitement, il est crucial de réévaluer régulièrement la symptomatologie (douleur, mobilité, fonction). Des contrôles radiologiques ou par IRM peuvent être programmés à intervalles définis pour surveiller l’évolution de l’arthrose, les modifications ostéo‑cartilagineuses ou l’intégrité des structures traitées.
6.3 Facteurs pronostiques
Le pronostic de la douleur aux hanches dépend de plusieurs facteurs :
la cause initiale (arthrose avancée vs tendinopathie isolée)
le stade de l’atteinte tissulaire au moment du diagnostic
l’adhésion du patient aux traitements (rééducation, exercices, hygiène de vie)
la présence de comorbidités (obésité, diabète, troubles vasculaires)
l’âge du patient et sa capacité de récupération
Dans de nombreux cas, les traitements non invasifs suffisent à contrôler la douleur et à stabiliser l’affection. Quand la chirurgie est nécessaire, les résultats sont en général bons si l’indication est bien posée et la rééducation bien conduite.
6.4 Qualité de vie et ajustement thérapeutique
L’objectif ultime est de restaurer une hanche fonctionnelle, sans douleur, permettant au patient de reprendre ses activités quotidiennes. Si une méthode ne donne pas les résultats attendus, il faut reconsidérer le plan thérapeutique, éventuellement combiner plusieurs approches (kinésithérapie + injections + chirurgie). Le suivi à long terme et l’adaptation de la prise en charge sont la clé du succès durable.
Conclusion
La douleur aux hanches est un défi clinique fréquent mais hétérogène, qui nécessite une approche structurée : anatomie et mécanismes, diagnostic rigoureux, traitement par paliers (non invasif, mini‑invasif, chirurgical), suivi et prévention. Grâce à une prise en charge personnalisée et multidisciplinaire (médecine, radiologie, kinésithérapie, chirurgie), il est possible de soulager la douleur, préserver la mobilité et restaurer une qualité de vie optimale.



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